Bali love

Notre premier séjour à Bali date de 2008.

Nous nous étions mariés l’année d’avant et n’avions pas encore d’enfants.

Ce fut notre premier « grand » voyage et jusqu’ici le plus marquant.

Nous étions rentrés subjugués par la beauté de cette ile « des dieux » avec la promesse d’y retourner et neuf mois plus tard Sam naissait.

Pourtant, alors que l’envie d’y retourner à nouveau était bien présente, nous avions peur d’être déçus, et d’abîmer les beaux souvenirs que nous avions de Bali. On nous disait régulièrement que le Bali d’avant n’était plus.

Pourtant, je pense que chaque voyage est une nouvelle expérience, le fruit d’un projet à deux ou en famille et même lorsque la destination est connue, l’aventure ne peut qu’être unique et différente.

C’est ainsi qu’après plus de 10 ans d’attente, j’en étais sure : je voulais y retourner et je trouvais vraiment dommage de craindre la déception.

Comme pour chacune de nos destinations, nous avons programmé des alertes sur des sites de voyages afin de suivre l’évolution des prix des billets. Et comme ce fut le cas en 2008, nous avons voyagé avec la compagnie Singapour Airlines que je recommande chaleureusement.

Nous avions pris le soin de prévoir notre circuit depuis la France, en y intégrant les endroits que nous avions préférés et en y ajoutant quelques nouveautés sur les conseils de nos amis.

Le long voyage en avion s’est très bien déroulé pour tout le monde (je bénis la mise à disposition de nacelles pour « bébés » jusqu’à 12 kilos !) avec une escale à Singapour.

Nous avions presque un mois à passer sur place, de quoi profiter pleinement sans hâte.

Nous avions découpé notre séjour comme suit :

 

1 ère étape : Jimbaran au sud de l’ile

2ème étape : Canggu

3ème étape : Pemuteran au nord de Bali

4 ème étape : Ubud

5 ème étape : nous devions initialement aller sur l’ile de Ceningan mais cette étape a malheureusement été annulée

et pour finir les environs de Jimbaran, avant le retour.

 

 

  • Jour 1 à 5 : installation à Jimbaran

C’est dans une très chouette villa, au calme que nous nous sommes installés pour récupérer de la fatigue de notre voyage.

Nous n’avons à ce moment là rien fait de particulier hormis flâner dans les rues alentours, parmi les balinais et aller se balader sur la plage.

Jimbaran est un village de pêcheur connu pour ses grandes plages et ses restaurants de poissons sur la plage.

Le coucher de soleil y est magnifique mais puisque des cars entiers de touristes affluent sur la plage dès 18h pour l’admirer les pieds dans le sable, nous avons fait le choix de dîner à la villa.

Nous avons donc profité des lieux, de notre piscine privative à l’ombre des frangipaniers et de la sympathie de nos hôtes qui étaient aux petits soins (et qui nous préparaient le petit déjeuner dans la villa chaque matin : bonheur supreme !).

A ce stade du voyage et même si c’était bien trop tôt pour faire un bilan,  nous ne regrettions rien. La magie opérait. Les odeurs dans la rue, le sourire des balinais, c’était Bali comme nous l’avions aimé.

Nous ne connaissions pas ce quartier de Jimbaran, c’était donc pour nous une découverte mais nous avons apprécié le calme qui régnait à proximité de la villa.
Les rues adjacentes étaient remplies d’enfants qui jouaient au foot, les commerces étaient fréquentés par des locaux, on ne pouvait clairement pas prétendre que l’ile semblait avoir été dénaturée.
Au 4 eme jour nous sommes partis découvrir un peu la région, à commencer par le centre culturel de GWK et sa statue géante de Vishnou mais aussi le temple d’Uluwatu perché sur une falaise.
Nous avons fait une brève escale sur  les plages paradisiaques de Nusa Dua.
De toute évidence, cet endroit était très touristique, si ce n’est le plus touristique de l’île.
Il est très facile de trouver des chauffeurs et/ou des guides disponibles pour vous conduire dans Bali. Il faut juste penser à fixer le prix en amont.
Notre logement à Jimbaran : Jimbaran Bay Villas



  • Etape 2 : vers Canggu
Ce quartier n’était pas très connu lors de notre dernier voyage. Il s’agit donc d’une zone en plein essor.
Après avoir échangé avec un grand nombre de voyageurs nous avons décidé d’y passer quelques jours et nous n’avons pas été déçus.
Si Canggu est très fréquentée elle n’en demeure pas moins chaleureuse et authentique.
De jolis cafés à tous les coins de rue, de très bons restos, des boutiques d’artisanat …
Il y en a pour tous les goûts pourvu que l’on tolère l’affluence…
Alors oui, il y a du monde dans les rues mais en choisissant bien son logement il est possible d’en tirer le meilleur parti.
Nous logions  dans un airbnb que m’avait recommandé Elodie et il fut pour le moins très satisfaisant.
Facile d’accès, bien situé pour se déplacer à pied mais malgré tout suffisamment en retrait pour nous permettre d’être au calme.
Toutes les infrastructures présentes facilitent grandement le voyage avec des enfants. Elie et rose ont été malades et nous avons été contents de trouver des cabinets médicaux d’urgence dans la ville.
Nous avons profité de Canggu pour éveiller nos sens, découvrir d’excellents restaurants et flâner dans la ville ou à la plage la plupart du temps. Je suis ravie d’avoir eu l’occasion de passer du temps avec Elodie et sa famille que j’embrasse au passage.
C’est aussi durant notre séjour à Canggu qu’a eu lieu un important séisme que nous ne sommes pas prêts doublier !
Notre logement à Canggu :ici
Nos bonnes adresses à Canggu : Warung Gouthe , Poke Poke

  • Etape 3 vers Pemuteran
Notre plus long trajet nous a mené de Canggu à Pemuteran tout au Nord de Bali.
Les distances ne sont pourtant pas si longues mais il y à peu de routes à Bali ce qui  rend la circulation relativement dense.
Nous avons donc souhaité joindre l’utile à l’agréable en profitant de cette longue étape pour faire des haltes et voir du pays. Malheureusement pour nous c’est aussi ce jour là que ma santé a commencer à décliner et que je me suis mise à ressentir d’affreuses migraines suivies dautres symptômes assez invalidants…
Évidemment cela a quelque peu complexifié le trajet et je n’ai pas pu en profiter comme je l’aurais souhaité…
Nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un endroit magnifique et avons eu la chance de tomber sur un chauffeur très conciliant qui s’est régulièrement arrêté pour nous permettre de supporter ce trajet le mieux possible.
La route a beau être longue elle est aussi très belle dans cette partie de l’île où les rizières en terrasses s’étendent à perte de vue.
  • une fois sur place, alors que nous nous demandions dans quel coin perdu nous étions arrivés, nous avons reçu un accueil extraordinaire de la part de nos hôtes qui ont tout fait pour nous permettre de nous sentir comme à la maison.
Nous logions dans des villas éco conçues à l’architecture typiquement balinaise, fruit de l’imagination de notre hôte  Dino.
Pemuteran est bien moins dense que Canggu, les touristes moins nombreux et nous en avions gardé un excellent souvenir de notre premier voyage à Bali.
On y vient pour explorer les fonds marins, pour faire de longues balades à pieds ou à vélo dans les montagnes.
C’est une ville que j’ai trouvée un peu à part et encore très préservée de l’essor touristique.
Nous logions dans un endroit très reculé, dans lequel nous trouvions de petits warungs excellents et  peu chers au détour de chaque chemin et l’on croisait à peu près autant de vaches que de piétons.
Le petit restaurant de plage aux allures de paillotte du bout du monde, servait du poisson frais en fonction des commandes passées durant la journée. Ici,l’on trouvait seulement 3 tables en bois et une bâche en tissu en guise de toit pour profiter du coucher du soleil les pieds dans le sable, un confort sommaire au gout de paradis.
N’ayant à ce moment là du voyage pas d’autres choix que de me reposer, nous en avons profité pour partir nous balader en mer, équipés de nos masques et tubas pour aller rencontrer les poissons, visiter une réserve naturelle de tortues, refaire le monde le soir avec Dino et ses hôtes, et profiter d’un massage de temps à autres.
Notre excursion à Menjangan (que nous connaissions déjà), pour admirer les récifs coralliens reste un de mes meilleurs souvenir.
Si la douleur que j’ai pu ressentir ces jours la est encore bien présente dans mon esprit je garde malgré tout un souvenir ému de ces 5 jours passés chez Dino, parmi sa famille et ses hotes venus du monde entier, tous plus adorables et prévenants les uns que les autres.
Notre logement à Pemuteran : Kalyssa Bungalows
Nos bonnes adresses à Pemuteran :
pour séjourner ou simplement diner sur la plage Taman Sari
Spa : Juvenex 





 

  • Etape 4 : Ubud
Après cette mise au vert nous sommes donc revenus en ville, à Ubud, capitale culturelle de l’ile. La longue route qui nous mena de Pemuteran à Ubud nous permit de faire de nombreuses escales gourmandes mettant tous nos sens en éveil.
En nous permettant de faire des hâltes régulières pour prendre le frais dans les cascades de Munduk, flâner dans les différentes plantations ou chez les maraîchers locaux , notre super chauffeur nous a donc offert un vrai circuit thématique des saveurs.
Nous avons ainsi pu traverser une route aux épices sur laquelle séchaient des clous de girofles, goûter puis acheter des fruits de la passion sur le bord de la route, en apprendre davantage sur le plus cher café au monde (j’ai nommé le café Luwak) , faire escale aux Twin lakes pour admirer un incroyable panorama, et finir par rejoindre Ubud sans presque s’en rendre compte.
Nous étions très excités à l’idée de retourner dans un hôtel dans lequel  nous avions séjourné durant notre voyage de noces.
Rien n’avait changé ou presque, pour notre plus grand plaisir.
L’accueil y fut très chaleureux, la situation géographique était idéale, il n’y avait plus qu’à décider du programme…
Et comme à Ubud il y a beaucoup à  faire, mieux vaut avoir bien établi ses priorités.
Nous n’avons finalement pas fait la fameuse balade dans les rizières de Tegalalang, par peur d’un circuit devenu trop touristique et nous avons eu la chance dans nos différents périples d’avoir des points de vues magnifiques sur les rizières.
Mon seul regret est de ne pas avoir visité la Green School mais je n’avais pas imaginé qu’il faille autant anticiper les réservations pour les visites.
De notre passage à Ubud nous retiendrons les visites des différentes coopératives : les balades dans les dédales des poteries, et les décorations très minutieuses qui ornaient chaque recoin de la ville en cette période de fête nationale.
Je passerai sur les détails trop précis sur mon état de santé car ce n’est pas passionnant mais sachez qu’il y a aussi a Ubud des infrastructures médicales d’urgence 😉
notre logement à Ubud : Alam Jiwa
centre de soins pour la périnatalité, femme et enfant, massage, bien être et acupuncture : Bumi Sehat
Pour déjeuner , sur la route entre Pemuteran et Ubud : « Warung Uma Pacung » à Singaraja.


  • Étape 5 : faire face à l’imprévu
Nous n’avons pas pu nous rendre sur l’ile de Nusa Ceningan comme initialement prévu et avons du rejoindre le sud de l’ile afin d’etre proche de l’hôpital dans lequel j’ai recu des soins.
Nous avions donc fait le choix de séjourner à Seminyak pour 3 nuits sans grande conviction.
Par chance, des amis s’y trouvaient en même temps que nous et nous avons pu profiter tous ensemble de moments très agréables dont ce spectacle très intimiste de danse balinaise qui a subjugué petits et grands ! (Coucou Julie et Tim !)
Seminyak est beaucoup plus touristique mais malgré tout familiale, avec une très belle plage, et nous en avons profité pour faire un peu de shopping et rapporter notamment de jolis paniers balinais.


  • Etape 6 : La fin du séjour et le retour à Jimbaran
Pour terminer ces vacances, nous avions choisi de passer une semaine à Jimbaran mais dans une localité différente de celle dans laquelle nous avions séjourné au début du voyage.
Nous avions le souhait de profiter de quelques jours de calme à l’écart de la foule pour nous reposer un maximum avant notre retour.
Les bungalows que nous occupions étaient très chouettes mais ils étaient plus isolés que ce que nous avions imaginé.
A tel point qu’il était difficile d’y faire venir les taxis; et que la meilleure alternative aurait été de se déplacer en scooter mais ce n’était pas vraiment idéal pour nous.
Nous avons donc profité de cette période de relâche pour initier les enfants au golf, voir des amis (encore ; coucou Céline et Daryouche) et retourner passer des journées entières à « La Joya »endroit que nous avions adoré en 2008.
Notre logement à Jimbaran : Villa Raffle
Pour séjourner, déjeuner ou diner : La Joya


      Quelques tips :

  • Pour trouver un bon chauffeur/guide, mieux vaut faire confiance au bouche à oreille plutôt qu’aux brochures de l’aéroport. Bon nombre de chauffeurs vous proposeront des circuits tout prêts et ultra touristiques pour des prix souvent très élevés… avec parfois un anglais très approximatif ce qui rend la communication difficile.
  • Pour vous déplacer il est possible de faire appel à « Gojek » sorte de uber local. Pas l’idéal d’un point de vue éthique mais il est difficile de se déplacer autrement qu’en voiture à Bali et il n’y a quasiment pas de transport en commun…
  • Il est possible de manger pour très peu cher auprès des marchands ambulants pour 3 euros par personne. Il y a des fruits à profusion, c’est le moment d’en profiter.
  • Pensez à mettre dans vos valises un pantalon en toile, un grand foulard ou un vêtement plus couvrant pour visiter les temples. (pensez aussi à ranger tout ce qui dépasse lorsque vous visitez  certains temples, il y  a souvent des singes qui viennent attraper tout ce quils peuvent).
  • Pour l’anti moustique, mieux vaut se fournir sur place, les balinais ont des produits plus adaptés et parfois plus sains que ce que l’on trouve en france.
  • A Bali le massage est une institution, attention toutefois car ils sont parfois très appuyés, pensez à vous renseigner avant de réserver…
Vous l’aurez certainement compris, quelques déboires sanitaires ont quelque peu entaché notre voyage sans le gâcher pour autant. Nous sommes parvenus à rester philosophes et profiter de tout ce que l’île avait à nous offrir.
Je suis très heureuse davoir pu faire découvrir Bali à mes enfants et définitivement amoureuse de cette ile des Dieux qui est si riche culturellement.

Dommage que

  • Il y ait beaucoup de pollution par endroits, mais des efforts sont notables notamment en ce qui concerne l’utilisation de vaisselle et de pailles en bambou dans les cafés et les restaurants.
  • l’on assiste à l’émergence de nouvelles plages privées.
  • Les routes soient si fréquentées mais cela fait partie du folklore Balinais et si l’on réfléchit bien c’est aussi une bonne chose que de ne pas construire davantage de routes.

J’ai adoré 

  • L’architecture Balinaise, leur artisanat,
  • J’ai eu un coup de coeur renouvelé pour la gentillesse des Balinais, leur application dans tout ce qu’ils entreprennent, la délicatesse des offrandes,
  • le parfum envoutant des frangipaniers,
  • la possibilité de me faire masser régulièrement,
  • leur cuisine,
  • la profusion des fruits,
  • le son du gamelan
  • la grâce des danseuses.
Ps : Bali I love you.

 

 

 

 

 

 

2 Commentaires

  1. Merci pour cet article fabuleux et les magnifiques photos qui l’accompagne.
    Je revis à travers toi , vous , mon voyage le plus manquant . J’y retourne en Avril et piocherai dans cette mine d’informations

    1. Je ne suis pas étonnée que tu aies eu envie d’y retourner. Ce fut une telle évidence pour moi.
      Merci pour tes mots qui me vont droit au cœur.

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