du temps et rien que du temps.

A la question « quand est ce que tu reprends » ? Je réponds maintenant officiellement : « pas tout de suite« .

Oui…parce que j’ai décidé de prendre mon temps. Du moins de m’en octroyer un peu plus.

Du temps pour câliner, pour bisouiller, pour accompagner la première année de mon bébé, pour être aux premières loges…

Du temps pour être à la sortie de l’école, du temps pour les grands, du temps pour mes enfants.

Mon congé de maternité laissera donc place au congé…parental.

Pour mon premier enfant, j’avais rapidement repris le chemin du travail. Sam n’avait pas encore 3 mois. J’avais trouvé cela très violent, mais je n’avais pas d’autre choix.

Quand Rose est née, j’avais décidé de prendre six mois de plus, six mois sans aller au travail, certes…

mais le temps que je passais à la crèche parentale des enfants était conséquent ; et mes semaines très rythmées.

Les six mois sont vite passés. Il faut dire qu’avec deux enfants en deux ans, tout va beaucoup plus vite…

Aujourd’hui je récidive.

Mais cette fois, plus de mission en crèche parentale, et surtout des aînés bien plus grands…

A présent je n’ai qu’une envie : Profiter.

Je mesure la chance que j’ai de pouvoir prendre ce temps. C’est évidemment un privilège.

Bien sûr, il faudra adapter les dépenses familiales en conséquence, orienter le budget différemment, moins consommer…Je ne le vis pas comme un sacrifice,

mais plutôt comme une chance.

J’aime mon travail, la classe va me manquer, ça ne fait aucun doute. Mais lorsque j’y retournerai, mon bébé aura bien grandi, et avec un peu de chance, je serai plus sereine à l’idée de le confier à quelqu’un d’autre que moi. (Nous n’avons aucune idée de son futur mode de garde pour le moment).

Et puis…j’aime aller au bout des cycles. L’idée de reprendre une classe en cours d’année ne me plaisait pas réellement. C’est pour cette même raison que j’avais décalé mon départ en congé de maternité afin d’accompagner mes élèves jusqu’au bout de l’année scolaire en juillet dernier.

Avec mes élèves aussi j’aime prendre du temps. Du temps pour s’apprivoiser, pour avancer…Et une année scolaire en six mois c’est sûr, ça n’aurait pas été suffisant.

Et moi je vous laisse sur ces paroles de Souchon qui font souvent vibrer les cordes des guitares à la maison :

« Oh la la la vie en rose

le rose qu’on nous propose

d’avoir des quantités de choses

qui donnent envie d’autre chose.

Aie on nous fait croire

que le bonheur c’est d’avoir

d’en avoir plein nos armoires

dérisions de nous dérisoires

car

foule sentimentale

on a soif d’idéal

Attirée par les étoiles, les voiles,

que des choses pas commerciales.

11 Commentaires

  1. J’approuve à 100% Laureen ! Qu’il est doux ce temps passé à regarder pousser nos petits. Alors oui, il y a les sacrifices financiers, mais au bout du compte, ce ne seront pas ces souvenirs là qui vous resteront. Et puis, je comprends aussi ton raisonnement vis à vis de tes élèves.
    Et surtout, ce choix est le bon puisque c’est le tien.

    1. Tu as raison ! « vivre » les choses intensément, c’est ce qu’il y a de plus important.
      j’espère que vous allez bien ?

  2. Je trouve que cela passe toujours trop vite. Tu fais bien d’appuyer sur pause.

  3. J’ai le mêmes parcours que toi les deux premiers qui ont 21 mois d’écart reprise de travail au 4 mois d’owen (de nuit ) pour louna 4 mois et demi, il me restait des congés. J’ai la chance de les avoir avec moi car j’etais En crèche hospitalière à cette période… Et puis 7 ans plus tard une petite cerise sur le gâteau et là envie de profiter un maximum j’ai pris un congé parental de 16 mois puis reprise à mi-temps jusqu’à ses 2 ans. Un pur bonheur j’ai pu profiter à fond de mes 3 loulous même si ça implique des sacrifices (financiers) mais je ne regrette pour rien au monde… et depuis cette rentrée j’exerce le métier que j’ai toujours voulu faire …professeur des écoles… tout ça pour dire que je te comprends et que tu as pris la meilleure des décisions… profites de ces moments de bonheur simple et intense
    Séverine (sœur de emiliesanschichi)

    1. C’est tellement chouette une reconversion réussie !
      Je t’embrasse chère collègue !

  4. Tu as bien raison! C’est si precieux ce temps là ! Profitez d’eux, de les voir grandir, les accompagner.

    Le bonheur quoi!

    1. Comme tu dis ! Le temps est passé si vite déjà, j’ai l’impression de n’avoir de temps pour rien. Alors si je devais intégrer ma classe au milieu de tout cela…

  5. Tu as écrit tout ce que j aurais voulu ecrire. Mots pour mots puisque je suis instit aussI. Mon coeur se déchire un peu plus chaque jour à l idée de reprendre. J ai choisi de rester à la maison 1 journée par semaine pendant 20 mois c est déjà ça et je mesure la chance que j ai de pouvoir le faire mais ne pas profiter à 100 % de mon petit bout est un déchirement. Tu as pris une merveilleuse décision. Bises

    1. C’est une chance de pouvoir le faire…Puis quand on reprend le chemin du travail le temps partiel c’est super aussi. Un bon équilibre !
      plein de bisous !

  6. Babillages et Gazouillis dit : Répondre

    Tu as tout à fait raison. Tous ces moments passent si vite ! Auparavant, je ne me serais jamais vue ne serait ce que prendre un temps partiel… L’arrivée du petit flocon a été une révélation (j’avoue que nos nuits en pointillés ont pas mal orienté cette décision). Aujourd’hui, je n’ai aucun regret. Alors oui, il faut réévaluer les dépenses, mais au fond, l’essentiel n’est pas là ! Profite d’Elie et profite de tes grands ! C’est à cet âge là qu’ils ont le plus besoin de nous 🙂

    1. En effet, notre vision du monde change totalement lorsque l’on accueille un enfant.
      Certaines de mes amies me disaient ne pas comprendre mon choix de temps partiel lorsque j’ai eu mes aînés…puis finalement lorsqu’elles sont à leur tour devenues mamans…cela est devenu une évidence !
      Je pense qu’on a beau aimer son travail (et c’est mon cas), rien ne remplace ni n’est aussi précieux que les premiers mois de vie de nos bébés…
      Je t’embrasse !